Journée de la vie consacrée 2026
En ce lundi 2 février 2026, nous prenons la route vers Saint-Cast pour la célébration de l’Eucharistie.
Bien vite, les sœurs de la communauté de cette localité nous rejoignent puis les prêtres. Le père Robert est religieux et prêtre. Le père Narcisse et le père Hervé Levézouet, curé de Pléneuf-Erquy-Saint-Cast ne tardent pas.
Une petite équipe de chants répétait ceux de la messe et les gens arrivaient progressivement pour cette célébration : de la Présentation du Seigneur au Temple – de la Journée de la vie consacrée – de la Fête de la lumière.
Puis à l’heure précise, religieux et religieuses, nous avançons du fond de l’église vers l’autel avec nos cierges allumés et en chantant « Joyeuse lumière. » Après l’homélie nous avons renouvelés « le don total de nous-même fait au Seigneur. » La célébration eucharistique se termine par le chant du Magnificat.
Nous sommes remontés vers la sortie en parlant avec les personnes de Saint-Cast puis nous sommes accueillis chez les sœurs pour un repas fraternel.
Voici un extrait de la lettre de la lettre de la Présidence de la CORREF pour cette journée.
« Conscients des limites de notre humanité,et des ombres de notre histoire, nous voulons nous tourner vers la lumière du Christ qui ne cesse de nous appeler. Ensemble, nous sommes en chemin, pèlerins d’espérance. Chaque jour, nous publions à nouveau la louange du Seigneur pour sa création et pour le salut qu’Il nous offre…. Cet accueil des joies et des peines des hommes et des femmes de notre temps veut témoigner de l’amour de Dieu pour le monde… Nous prions pour les hommes et les femmes qui perçoivent un appel à s’engager à la suite du Christ dans la vie religieuse, et pour ceux qui les accompagnent.
« Maintenant, ô Maitre souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » (Luc 2, 29-32)
Anne et Syméon, Marie et Joseph, Jean-Baptiste, et tous nos Saints Fondateurs et Saintes Fondatrices, ouvrez nos yeux à la Lumière du Christ qui aujourd’hui se révèle aux nations ! »
Du 18 janvier au 25 janvier s’est déroulée, comme chaque année, la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. En communauté, nous avons prié chaque jour à cette intention à Laudes et à Vêpres. Quelques personnes se sont jointes, en soirée, à notre prière quotidienne. Les oraisons de « Prions en Église » nous ont ouvertes à l’appel du Seigneur à rechercher activement la réconciliation, à nous supporter les uns les autres, à renforcer les liens de la paix dans notre monde si troublé, à fortifier notre espérance dans l’œuvre de l’Esprit-Saint aujourd’hui.
Le grand moment de cette semaine fut la rencontre de prière œcuménique à la chapelle de la Maison Saint Yves à Saint Brieuc. Malgré le vent, la pluie et la nuit, nous nous sommes déplacées et nous y avons participé . Nous n’avons pas regretté.
A la Maison Saint Yves, en attendant le début de la célébration, nous avons parlé à quelques personnes entre autres à une femme présente avec ses deux enfants; elle admirait la beauté de la chapelle avec ses mosaïques, ses peintures et son mobilier . C’est en effet dans ce beau cadre auquel nous sommes sans doute un peu trop habituées, que s’est déroulé le temps de prière. Étaient présents des responsables de différentes Églises : catholique, protestantes , orthodoxe et de l’Église apostolique arménienne et bien sûr des chrétiens de ces différentes confessions. A noter qu’un bon groupe d’Arméniens étaient présents. C’étaient les chrétiens de cette Église qui avaient été chargés de préparer cette prière de l’unité .
La responsable de l’Église apostolique arménienne a pris la parole pour présenter cette Église et remercier Monseigneur MOUTEL d’avoir accepté qu’un khatchkar ( croix arménienne) soit placée sur le terrain de la Maison St Yves. A la suite de son intervention et du témoignage d’un participant à un pèlerinage en Arménie, Monseigneur MOUTEL a introduit la célébration. La chorale composée de chrétiens de différentes Eglises a entonné le Notre Père de Glorious auquel l’Assemblée s’est jointe avec ferveur.
Toute la célébration était centrée sur la lumière :
Viens Seigneur Jésus, fais briller sur moi la lumière et la joie. (chant)
Dieu éternel, tu es apparu comme la lumière dans ce monde, tu as éclairé nos pas hors des ténèbres de notre péché. Dieu Très-haut, nous te louons. (oraison)
Les pauvres sans abri, tu les hébergeras : devant celui qui est ta propre chair, tu ne te déroberas pas. Alors ta lumière poindra comme l’aurore et ton rétablissement s’opèrera très vite. Isaïe 58,7-1
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ?
La lumière est encore parmi vous pour un peu de temps. Marchez pendant que vous avez la lumière pour que les ténèbres ne s’emparent pas de vous. Celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va. Jn 12,35
Pendant l’hymne « Lois et lumière » en arménien, les pasteurs des différentes Églises se sont transmis la lumière du Christ et allumé les sept cierges disposés sur l’autel.
Baignés par la lumière du Christ, ensemble nous avons confessé notre foi commune en disant le « Je crois en Dieu ».
Après cette écoute de la Parole de Dieu, un «animateur» nous a invités à nous tenir debout, à nous donner la main, à fermer les yeux et à prier en silence. Et dans ce beau silence, il a prié en notre nom, nous invitant à supplier pour nous-mêmes et pour nos voisins les plus proches, à demander avec humilité les uns pour les autres la grâce de vivre le pardon et la réconciliation dans notre vie quotidienne.
Avec un chant, rythmé comme la musique d’une danse bretonne, aux paroles fleurant bon le vent, les vagues et les terres de Bretagne , nous avons été envoyés à notre vie quotidienne.
Avant la dispersion deux annonces ont marqué la volonté de travailler ensemble :
- La prière à l’église St Guénolé de Ginglin le 6 mars.
- La préparation d’un concert qui sera donné à la cathédrale de St Brieuc au mois de mai, pendant le festival du Art Rock.
Emma, 23 ans, vit en HAUTE SAVOIE où elle a fait le choix de rester après le retour de ses parents en Bretagne à PLOUDANIEL (29). Elle prépare un Master de sociologie et de psychologie en alternance. Voici qu’elle a une semaine de cours à l’Université de Saint Denis. Il faut donc venir à PARIS. Emma n’y est jamais venue, ne connaît personne… Une nièce de sœur Yvette, marraine d’Emma, appelle et lui demande si éventuellement on accueille du monde autre que des sœurs et si on accepterait Emma. En accord avec Sœur Thérèse LEMEE, nous donnons une réponse positive. Joie des parents et de toute la famille : ils n’ont que cette fille, tout le monde se sent rassuré.
Emma arrive le dimanche soir. Sœur Yvette va l’accueillir à la gare, photo en poche. Emma a elle-même une photo de sœur Yvette.
Il est tard mais nous avons décidé d’attendre l’arrivée d’Emma pour le dîner. Comme d’ habitude, nous bénissons la table et là petit problème, Emma nous regarde et ne sait pas faire son signe de croix : éclat de rire… ‘’ J’ai tout faux, dit- elle en riant, je ne suis pas baptisée et je ne connais rien de la religion mais je me pose beaucoup de questions. Commence alors une discussion, elle est très réceptive, mes parents m’ont laissé le choix pour plus tard. Le repas se passe
dans une vraie simplicité ; il est facile d’être à l’aise avec elle. Elle a passé une bonne nuit. Le lendemain matin, sœur Yvette l’accompagne au métro, lui donne
des consignes : ligne directe, descendre au terminus l’Université. Emma est rassurée. Pour le retour, sortir côté Vercingétorix pour ne pas se perdre…le soir elle se dit : consigne de tata Yvette côté Vercingétorix. Vers 18h elle arrive tout sourire, très bonne journée, j’ai trouvé une copine, rien d’étonnant car c’est une fille très souriante, intéressante, spontanée. Emma nous raconte sa journée, son repas au self où il y a un partage réciproque. Le deuxième soir elle revient avec une plante pour chacune : délicatesse de sa part et tout simplement nous dit sa joie d’être avec nous et de découvrir notre vie. Emma est en alternance dans un centre de soin pour dépistage du cancer du sein et nous dit comment elle explique aux femmes d’être vigilantes et de ne pas négliger la palpation, elle leur montre la technique pour le faire. Il faut aussi le faire avec beaucoup d’humour car il faut être joyeuses avec elles, c’est très important !
En fin de semaine, Emma nous dit : ‘’ je vous ai apporté des pains aux chocolat pour le petit déjeuner et des éclairs au chocolat pour ce soir car j’ai vécu ici une semaine extraordinaire. J’ai beaucoup appris, je n’avais aucune idée d’une vie en communauté, jamais je ne l’oublierai ! Et elle nous remercie de tous ces bons moments vécus ensemble… elle a voulu l’écrire sur la petite ardoise de la cuisine accrochée au frigidaire. Comme pour toutes les sœurs de passage, Emma avait sa bouteille d’eau, son paquet de gâteaux tous les matins en cas de fringale. Elle l’a dit à sa famille qui en a été touchée ! Attention qui fait partie de l’accueil.
Si Emma a beaucoup appris dans sa semaine avec nous, nous avons été très touchées de toutes ses délicatesses, elle nous a aussi interrogées. Elle nous a donné un coup de jeunesse, une semaine riche de partage et d’amitié. Nous faisions partie de sa famille.
Merci Emma pour cette belle semaine de partage réciproque !
C’est en ces termes que Madame Recoursé, directrice de l’EHPAD, a présenté le sens de cette célébration.( Voir le texte ci-dessous). Après l’homélie, chaque famille a déposé une rose blanche devant l’autel. A l’issue de la célébration un goûter a rassemblé les familles :
Madame la Supérieure Générale, Monsieur l’Aumônier, Mes sœurs, Chers Résidents, Chères familles, Mesdames, Messieurs.
L’Association Joachim Fleury et la Congrégation des filles de Sainte Marie de la Présentation vous accueillent pour cette célébration traditionnelle d’hommage aux défunts de l’année.
Nous sommes réunis ce jour, le cœur lourd mais rempli d’une profonde affection, pour un moment essentiel : celui de la mémoire. Nous marquons une pause dans le temps pour nous souvenir, avec respect et tendresse, de celles et ceux qui ont partagé notre quotidien et qui nous ont quittés depuis novembre 2024.
Chacun d’eux était une histoire, un livre aux pages multiples et riches. Ils n’étaient pas seulement des résidents de cette EHPAD, ils étaient des parents aimants, des grands-parents fiers, des amis fidèles, des professionnels passionnés, des amoureux de la vie, des témoins de notre histoire commune.
Ici, entre ces murs, ils ont trouvé un foyer tardif. Nous nous souvenons de leurs sourires, des chansons fredonnées et des silences partagés.
Pour les familles, la peine est immense, et nous tenons à vous adresser toute notre compassion et notre soutien. Sachez que le personnel de l’EHPAD, qui a veillé sur eux avec dévouement, professionnalisme et beaucoup d’humanité, partage cette tristesse.
Nous vous sommes reconnaissants pour la confiance que vous nous avez accordée jusqu’au dernier instant.
Je remercie l’équipe d’aumônerie qui a accompagné plusieurs d’entre eux ; elle est indispensable à la qualité de l’accompagnement de ceux qui s’apprêtent à quitter cette vie.
Je sais que cette cérémonie sera emprunte de recueillement, de dignité, de prière mais aussi de sérénité. Que nos résidents défunts reposent en paix. E t que leurs souvenirs continuent d’éclairer notre chemin.
Merci à tous de votre présence aujourd’hui.
Madame Recoursé.
Chaque année, l’organisation au sein du foyer s’améliore et porte des fruits.
L’année dernière,nous avions reçu dix jeunes filles, pensionnaires. Six se sont présentées aux examens et ont toutes été reçues. Parmi les jeunes filles se trouvent également les aspirantes qui souhaitent intégrer la Congrégation : Sublime et Honorine, toutes deux originaires de l’Est-Cameroun. Après l’obtention de leur examen (Baccalauréat), elles ont librement choisi de consacrer leur vie au Seigneur dans notre Institut.
Cette année, le foyer a ouvert ses portes le 8 septembre 2025. Il est sous la responsabilité de sœur Natalie. Nous avons accueilli douze jeunes filles et cinq étudiantes, chacune accompagnée par un parent. Nous étions émues du nombre croissant… L’aventure a si bien commencé !
Au programme : Messe de rentrée le 11 septembre 2025. Sinon des temps d’études tous les jours, prière, cuisine, ménage, champ, lessive, liturgie…
Ce vendredi 21 novembre 2025 nous avons fêté trois évènements :
- La Présentation de Marie au Temple et notre fête patronale.
- Les premiers vœux de sœur Nadège et de sœur Francine.
- Les vingt-cinq ans de Vie Religieuse de sœur Cécile.
Ce fut une belle fête en présence de deux évêques : L’évêque du diocèse de Batouri et l’évêque du diocèse de Yokadouma, là où sont présentes les sœurs de Broons. De nombreuses religieuses et deux prêtres de l’équipe Inter-Noviciat de l’Est-Cameroun. Toutes nos sœurs de la Région Cameroun ( sauf celles qui étaient empêchées par leur programme d’étude.)
Vidéo précédant la Profession Religieuse de Francine de RDC et de Nadège du Cameroun, de la partie anglophone. Deux beaux témoignages !
Les Journées Nationales Prison se tiennent chaque année lors de la dernière semaine de novembre, partout en France.
A Rennes, un collectif d’une quinzaine d’associations intervenant à la prison des hommes de Vezin le Coquet ou/et des femmes dont je fais partie comme représentante du Secours Catholique. Ce collectif regroupe des associations qui visitent les personnes détenues, accompagnent les familles, soutiennent la réinsertion et sensibilisent le grand public. Les Journées Nationales Prison visent à questionner les représentations et mobiliser la société sur la détention, ses impacts et les voies vers la réinsertion. Voici le programme proposé par le collectif de Rennes :
Le 12 novembre : ouverture de Journées Nationales Prison (JNP) par un pot d’ouverture suivi d’un débat ‘’ Quelle prison pour faire société ?’’ avec un intervenant de l’Observatoire International des prisons, une avocate pénaliste, le responsable de la Ferme Emmaüs près de Toulouse et le témoignage d’une ancienne détenue.
Le 14 novembre : projection du film ‘’Des hommes’’, 25 jours en immersion dans la prison des Baumettes à Marseille. 30 000 mètres carrés et 2000 détenus dont la moitié n’a pas 30 ans. Ce film est suivi d’un débat.
Mercredi 19 novembre et vendredi 21 novembre : Des ‘’témoignages vivants ’’ , des ‘’ livres vivants’’, les livres sont des personnes ! Il s’agit d’une rencontre en tête à tête avec des personnes partageant leur parcours et leur engagement auprès des détenus ou/et ex-détenus.
Dimanche 23 novembre : Théâtre par la Compagnie ‘’Les Petites Roches’’
‘’ Tous mes rêves partent de Gare d’Austerlitz ‘’. Cinq femmes en détention, un soir de Noël, et la poésie d’Alfred de Musset qui s’invite… Un récit sensible sur la résilience, la dignité et le rêve de liberté…
Un peu avant midi, ce samedi 15 novembre 2025, nous nous accueillons les uns les autres avant d’entrer dans la salle à manger pour partager le repas de fête. Les invités arrivent : le Père Philippe Le Chaffotec, Vicaire épiscopal, le Père Emmanuel, notre aumônier, quelques prêtres, l’organiste, Dominique, Edmond le soliste et quelques autres personnes.
Nous sommes servies par Isabelle et Nelly. Nous les aidons au besoin.
Après le repas, des voisins, amis de la communauté, préparent la salle pour le verre de l’amitié qui sera servi après la messe par d’autres amis bénévoles venus les rejoindre.
A 15h, tout le monde se rend à la chapelle pour participer à la Célébration Eucharistique. Elle est présidée par le Père Philippe Le Chaffotec entouré d’autres prêtres et de deux grands servants d’autel. La chorale, l’orgue, la harpe ajoutent à la joie et à la fête. Après l’homélie du Père Le Chaffotec, les sœurs renouvellent leurs vœux, les associés leur engagement, puis toute l’assemblée se confie à la Vierge : Sainte Vierge Marie, aide-nous, les uns et les autres à faire de notre vie un » oui filial et joyeux » à la volonté du Père.
La beauté de la Célébration, les chants, les lumières, les fleurs… et l’assemblée de sœurs et d’amis, favorisent l’action de grâce avec Marie, Notre Dame de la Présentation. MAGNIFICAT ! MAGNIFICAT !
Les Soeurs de Broons se sont réunies en assemblée les 6 et 7 novembre 2025. Lors de cette rencontre, Hervé Guévellou, diacre du diocèse de Saint-Brieuc, est intervenu sur le synode de la synodalité. »La synodalité est un chemin de renouveau spirituel qui imprègne la vie quotidienne des baptisés. Une spiritualité synodale naît de l’action de l’Esprit-Saint et requiert l’écoute de la Parole de Dieu, la contemplation, le silence et la conversion du coeur … La créature humaine se réalise dans les relations interpersonnelles. Ce n’est pas en s’isolant que l’homme se valorise lui-même mais en se mettant en relation avec les autres et avec Dieu... »
Cette rencontre permet aux Soeurs de vivre un temps de partage, de fraternité. Depuis quelques mois, la Congrégation réfléchit sur l’avenir des bâtiments de la Maison-Mère. Aussi, en groupes, les Soeurs ont eu la possibilité d’exprimer leurs réactions, leurs suggestions et leurs questions.





